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À propos · Florentin Druart, alias IronFlo

Une passion transmise, devenue FlashRace

Fan de Formule 1 depuis l'enfance grâce à mon père, pilote e-sport sur iRacing et créateur de FlashRace : voici comment cette passion a donné naissance à une ligue de plus de 450 membres.

Sommaire · 9 parties
  1. 01Qui je suis
  2. 02La F1, une passion transmise
  3. 03Treize ans, et déjà en direct
  4. 04Retour à la F1, sur Twitch
  5. 052024 : l'e-sport, puis FlashRace
  6. 06Faire grandir FlashRace
  7. 07Une communauté à faire vivre
  8. 08Pourquoi je continue
  9. 09La suite

Qui je suis

Je m'appelle Florentin Druart, IronFlo sur les réseaux. Je travaille dans la communication digitale tout en poursuivant mes études, et le reste de mon temps, je le consacre à FlashRace, le jeu de rôle F1 que j'ai lancé en juin 2024.

La F1, une passion transmise

Mon père regardait la Formule 1 bien avant ma naissance. Petit, je m'installais avec lui pour le départ ; au bout de quelques tours, je filais jouer dans ma chambre, et il m'appelait dès qu'il se passait quelque chose. Puis un jour, l'envie a été la plus forte : je suis resté jusqu'au drapeau à damier, et je n'ai plus jamais décroché.

De lui, j'ai hérité l'amour de Ferrari et de l'histoire de ce sport. C'est aussi lui qui m'a appris à piloter : j'avais huit ans, et c'était sur le jeu F1 de son ordinateur.

À dix ans, je voulais devenir pilote, mais mes parents m'ont fait comprendre que ce n'était pas possible financièrement. Mon père, lui, roulait en kart, et les journées au circuit restent parmi mes plus beaux souvenirs, parce que toute la famille s'y retrouvait. C'est là que j'ai compris ce que j'aimais vraiment : la course automobile, et sa façon de rassembler les gens.

Ce rêve d'enfant, je l'ai raconté dans un livre, Transmission, écrit pour le plaisir pendant mon année de terminale. On y suit un enfant qui voudrait réaliser ses rêves de pilote. Le style d'écriture est très enfantin, puisqu'on est dans sa peau. Une suite n'est pas exclue, mais ce n'est pas ma priorité du moment.

Treize ans, et déjà en direct

Le 5 février 2020, je publie ma première vidéo sur YouTube. Je monte d'abord sur Sony Vegas Pro, puis je passe sur Premiere Pro, que j'utilise aujourd'hui pour mes clients.

Mais ce que je préfère, ce sont les diffusions en direct. Pendant l'année du Covid, j'en lance une chaque jour après les cours, avec une vingtaine de spectateurs en moyenne avec qui je joue et je discute. La chaîne fonctionne très bien et passe vite les 1 000 abonnés. Drôle de paradoxe : moi qui suis plutôt réservé dans la vraie vie, je me sens parfaitement à l'aise à l'antenne, face à des dizaines de personnes, et plus tard face à des centaines.

À la fin du collège, des lives sur un autre jeu font passer la chaîne au-dessus des 2 000 abonnés. Ce jeu ne m'intéressait pas vraiment, mais il y avait du monde, et j'étais content de partager de la bonne humeur.

Au lycée, je publie chaque jour sur TikTok des extraits de mes lives : le compte passe les 1 000 abonnés, et certaines vidéos dépassent les 40 000 vues. J'y apprends à capter l'attention en quelques secondes, et ça me sert encore tous les jours.

Retour à la F1, sur Twitch

À la fin de la seconde, je me relance dans ce qui me passionne : les jeux de F1, et je change de plateforme pour Twitch. Je participe à des ligues et à des tournois bénévoles, je commente des événements, et une communauté d'un millier d'abonnés se forme peu à peu.

En parallèle, je lance sur YouTube une série sur le mode carrière du jeu F1 : quatre saisons, plus d'une centaine d'épisodes, qui n'ont jamais vraiment trouvé leur public.

Ma rencontre avec Darkoile commence au Redfield Event, l'événement caritatif que les streamers de Crossover organisent chaque année au profit de l'Armée du Salut. J'y participe comme pilote dans le championnat F1, et en regardant la rediffusion, j'accroche tout de suite à sa façon de commenter.

Je le contacte, puis je crée l'IronFlo Tournament, un tournoi le temps d'une soirée, et je l'invite à commenter les courses avec moi. Le courant passe dès le premier soir. Sept éditions plus tard, nous commentons toujours ensemble, et c'est désormais sur FlashRace qu'on nous entend.

2024 : l'e-sport, puis FlashRace

Début 2024, je rejoins la French E-Sport Racing Team sur iRacing, avec mon père. Ensemble, nous disputons des courses d'endurance qui peuvent durer jusqu'à 24 heures. On y apprend vite à travailler en équipe et à garder la tête froide quand la pression monte, deux choses qui me servent tous les jours, sur FlashRace, au travail comme dans la vie.

C'est aussi à cette période que je découvre les jeux de rôle F1, sur le plus grand serveur de l'époque, qui a compté jusqu'à un millier de membres avant de disparaître. Plus il grandissait, plus il ajoutait de catégories, sans jamais adapter son organisation : je savais donc exactement ce que je ne voulais pas reproduire.

Fin juin 2024, je tombe sur une application qui permet de modifier F1 Manager 2024, le jeu de gestion d'écurie développé par Frontier : on y dirige une équipe de F1 et on regarde les courses se dérouler, sans piloter. En modifiant le jeu, on peut y faire courir ses propres pilotes. C'est le déclic : un jeu de rôle F1 dont les Grands Prix seraient simulés dans F1 Manager, puis diffusés et commentés en direct.

Restait à trouver des pilotes. Pendant un de mes lives, idreau, l'un des plus gros streamers F1 français sur Twitch, me fait un raid : des centaines de spectateurs débarquent sur ma chaîne. J'en profite pour présenter le projet, et une trentaine de pilotes me rejoignent rapidement.

Faire grandir FlashRace

Mon moteur, c'est l'innovation. À chaque saison, je pousse FlashRace un cran plus haut, en cherchant ce qu'aucun jeu de rôle F1 n'a encore essayé. Au départ, j'étais seul ; puis j'ai recruté une équipe de personnes motivées pour m'aider.

Pour suivre le rythme, j'ai automatisé tout ce qui pouvait l'être. FlashRace repose aujourd'hui sur un écosystème que j'ai construit moi-même : un bot Discord, des tableaux Google Sheets, une base de données, et l'API qui alimente ce site. Je ne suis pas développeur, et je ne prétends pas l'être. Ce que j'ai appris, c'est à préparer : avant de demander quoi que ce soit à une intelligence artificielle, je peux passer une semaine à inventer des maquettes, écrire les règles et imaginer tout ce que les joueurs pourraient faire.

Résultat : l'équipe n'a plus de tâches répétitives à gérer, et elle peut se consacrer à ce qui compte vraiment, les membres.

Une communauté à faire vivre

Pour faire connaître FlashRace, mes années de communication en ligne m'ont bien servi. Quand nous avons ouvert la FRECA, la catégorie qui mène à la F3, elle était vide. Une vidéo sur TikTok, une simple voix off, plus de 10 000 vues, et 70 personnes nous ont rejoints en deux jours : les 33 baquets étaient remplis. La vidéo n'avait rien d'extraordinaire, mais elle a marché, et elle est toujours sur notre TikTok.

FlashRace réunit maintenant plus de 450 membres et quatre catégories, de la FRECA à la F1 : 129 places, dont 108 baquets de pilote et 21 postes de directeur d'écurie. Les Grands Prix de F1 sont diffusés et commentés en direct sur Twitch.

Le vrai défi, c'est l'humain. Sur FlashRace, on rigole beaucoup, mais le respect n'est pas négociable. Il m'est arrivé de me séparer de membres présents depuis longtemps, et ce n'est jamais une décision facile.

L'équipe fait vivre le serveur au quotidien, ce qui me laisse le temps de faire avancer le jeu.

Pourquoi je continue

Enfant, je voyais la course automobile réunir ma famille autour d'une piste. Aujourd'hui, elle réunit chaque semaine des centaines de personnes autour de FlashRace : des pilotes qui attendent le résultat de leur Grand Prix, des directeurs qui négocient leurs contrats, des spectateurs qui ne font pas que regarder les courses. Ils les vivent.

Le jeu de rôle F1 reste une niche, mais personne n'arrive perdu : chaque nouveau venu reçoit, étape par étape, les informations dont il a besoin, grâce aux parcours d'accueil que j'ai mis en place.

Petit, je rêvais de prendre le départ d'une course. Aujourd'hui, c'est moi qui donne celui de toute une grille.

La suite

D'ici un an, je veux que FlashRace reproduise toute la filière de la FIA, en six catégories : karting, F4, FRECA, F3, F2 et F1. Pour y arriver, j'automatise entièrement les catégories du karting à la F2, et je n'en suis plus très loin. L'objectif : accueillir un millier de personnes dans la communauté, dont 200 participants actifs.

Et le plus fou, c'est que je fais tout ça uniquement parce que ça m'amuse.

Une question, une idée, une envie de travailler ensemble ? Vous pouvez me contacter sur LinkedIn.

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